Comment nous calculons les prix
Pas de boîte noire : voici d'où viennent les chiffres, ce que chacun mesure et dans quels cas nous préférons ne rien montrer plutôt qu'une valeur fragile.
1. D'où viennent les données
Nous relevons chaque jour les annonces de voitures d'occasion sur AutoScout24 et gardons l'historique de chaque annonce : prix, changements de prix, et le jour où elle disparaît. Professionnels et particuliers y sont tous les deux – le type de vendeur est indiqué sur chaque annonce que nous montrons. Seules les annonces actives au moment du calcul entrent dedans ; aujourd'hui ce sont 4 020 annonces sur 201 modèles. Nous n'achetons ni ne vendons de voitures, nous ne sommes pas concessionnaire et aucun vendeur ne nous paie.
2. Ce qu'est un « prix » ici
C'est le prix demandé dans une annonce active – pas le prix auquel la voiture a été vendue. Personne ne publie les prix de transaction, et les inventer serait pire que de dire ce que nous avons. Prix demandés et prix de vente ne sont pas la même chose : l'écart, c'est en général la marge de négociation, et elle n'est pas la même chez un professionnel et chez un particulier.
3. Médiane et intervalle, jamais un chiffre seul
Pour chaque modèle nous montrons la médiane (la valeur qui coupe les annonces en deux) et l'écart interquartile P25–P75, où tient la moitié des annonces. La médiane plutôt que la moyenne, parce qu'une seule voiture de collection ou une annonce à prix symbolique détruit une moyenne et ne bouge pas une médiane. L'intervalle va toujours avec : une médiane sans dispersion fait croire à une précision qui n'existe pas.
4. Quand une page existe
Un chiffre n'est publié que si l'échantillon derrière lui veut dire quelque chose :
- 20 annonces actives – minimum pour qu'un modèle obtienne une page. Une fois publiée, elle reste tant qu'il y en a au moins 14 : le stock d'un modèle bouge d'un jour à l'autre, et une adresse qui meurt et ressuscite à une annonce près est pire que publier 14 et dire 14. Le nombre d'annonces derrière chaque médiane est toujours visible.
- 5 annonces – minimum pour une ligne par année de première immatriculation dans le tableau. Les millésimes plus fins sont regroupés en intervalles de deux ans ou plus, ou omis et comptés sous le tableau.
- 10 annonces – minimum pour qu'un millésime obtienne sa page propre. En dessous, une seule annonce inhabituelle déplace la médiane plus que l'écart entre millésimes que nous prétendrions montrer.
5. La « valeur estimée »
En plus des prix demandés, nous entraînons un modèle statistique – gradient boosting, une somme d'arbres de décision dont chacun corrige l'erreur du précédent – sur toutes les annonces relevées avec un prix, y compris celles déjà sorties du marché. Il lit la marque, le modèle, l'année de première immatriculation, le kilométrage, la cylindrée, la puissance, le carburant, la boîte, la version et la région, et renvoie une valeur avec un intervalle, jamais un chiffre nu. Sur les pages de modèle, cette valeur est la médiane des estimations des annonces réelles de ce modèle – pas l'estimation d'une voiture moyenne inventée.
Deux règles ne sont pas apprises, elles sont imposées : une année d'âge de plus n'augmente jamais la valeur et plus de kilomètres ne l'augmentent jamais, tout le reste égal. Le modèle apprend sur le logarithme du prix, pour que l'erreur compte en pourcentage : 1 000 € d'erreur sur une voiture à 3 000 €, ce n'est pas 1 000 € sur une voiture à 30 000 €.
Nous ne publions pas toujours l'estimation. Elle est retenue quand :
- le prix est sous 5 000 € – en bas de marché le modèle surestime systématiquement ;
- le prix dépasse 45 000 € – en haut de marché le modèle sature et des voitures très différentes tombent sur la même valeur ;
- l'estimation s'éloigne trop des annonces réelles (hors de 0,70x à 1,40x de la médiane demandée, ou hors du contexte de l'intervalle P25–P75) ;
- les annonces portent trop peu de caractéristiques pour que le modèle distingue les versions.
Dans ces cas la page ne montre que les prix demandés. Mieux vaut une page avec moins de chiffres qu'une page avec un chiffre faux. Ce que le modèle ne voit pas : l'embrayage, l'historique d'entretien, les dégâts d'accident, les pneus. Deux voitures avec la même fiche reçoivent la même estimation, même si l'une a besoin d'une boîte neuve. L'estimation est donc un point de départ pour négocier – jamais l'expertise d'un véhicule précis.
6. Ce que ceci ne fait pas
- Cela n'expertise pas ton véhicule. La médiane d'un modèle ne connaît ni ton historique, ni ta finition, ni l'état de ton embrayage. Pour la voiture précise : estimer l'annonce.
- Cela ne couvre pas les voitures vendues hors de AutoScout24 (professionnels avec leur propre stock, groupes fermés, enchères).
- Ce n'est ni un conseil financier, ni une expertise à valeur juridique ou assurantielle.
7. Réutilisation et citation
Les chiffres de ces pages sont nos propres statistiques, calculées à partir d'annonces publiques sur AutoScout24. Tu peux les citer et les réutiliser, à condition de mentionner la source Carsbuyer et la date du relevé : la médiane d'un modèle change avec le temps, et une citation sans date n'est plus vérifiable. Chaque page de modèle fournit le même contenu en JSON si tu ajoutes .json à l'adresse.
Échantillon : 4 020 annonces actives · Relevé jusqu'au 2026-09-13 · Mesure : Prix demandé dans les annonces actives (médiane et P25–P75) · Source : AutoScout24